Si ce n’était pas l’anglais qui menace le français? Une accusation d’hypocrisie française
Dans la colonne de critique de livres de l'Actualité, Martine Desjardins nous introduit le livre Le premier mot par Vassilis Alexakis, un écrivain gréco-français.
Récit d'un voyage en Grèce, le personnage central du roman est un professeur à la Sorbonne qui se plonge dans l'étymologie comme s'il s'agissait de fouilles archéologiques. Alexakis ne cache pas sa conviction de l'importance du métissage culturel pour toute société, et Desjardins a bien souligné une thèse importante de l'auteur:
«Le français est davantage menacé par l'étouffement des idiomes régionaux que par l'expansion de l'anglais.» Ces 26 parlers régionaux, tels le breton et le corse, risquent aujourd'hui de s'éteindre, car la France refuse toujours de les reconnaître officiellement – alors qu'elle prêche la diversité culturelle à l'échelle mondiale. Alexakis dénonce vivement cette hypocrisie: «Nous persistons à redouter les effets du multilinguisme sur l'unité nationale.»
Colonne de Martine Desjardins:
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